Déclaration de Philippe Defeyt – Namur, le 1er mars 2016

Après mûre réflexion, j’ai décidé de passer phdla main comme président du CPAS de Namur. Cela se fera fin juin ou tout début juillet.

Je le fais pour des raisons à la fois collectives et personnelles, détaillées un peu plus loin.

Je ne le fais pas – heureusement – pour des raisons de santé. Je ne suis pas non plus en froid avec ECOLO ni avec le collège. Je ne le fais pas non plus parce que je serais désabusé par la majorité communale ou par la politique en général.

Au contraire, je pense qu’il faut réaffirmer avec force, sans crainte des jugements populistes, l’importance de l’action politique quand elle vise l’intérêt général.

La première raison de mon choix est à la rencontre de considérations collectives et personnelles.

En 2018 j’aurai 65 ans. De toute manière je ne me serais pas présenté comme candidat, dans la mesure où il ne me semble pas opportun d’occuper un mandat (conseiller ou mandat exécutif) ni trop longtemps, ni en étant trop âgé.

Mais il faut alors accepter la conséquence de cette posture : il faut permettre à d’autres figures – si possible plus jeunes – de faire leurs preuves. ECOLO tient beaucoup à l’intelligence et à l’action collectives.

C’est le choix que j’ai donc posé. En cohérence avec ma conviction politique que les mesures d’allongement de la carrière et toute la rhétorique sur la nécessité de travailler plus longtemps sont en complet déphasage avec la société et empêchent de donner leur chance à de plus jeunes.

Même s’ils ne pensent pas nécessairement à eux et à elles en disant cela, les hommes et femmes politiques conviennent facilement qu’il y a plusieurs manières de faire de la politique. Toute ma vie j’ai porté les mêmes idéaux et convictions, comme élu mais aussi comme chercheur, enseignant, formateur et militant. Et j’entends continuer à le faire.

Je ne pars donc pas à la retraite. J’ai des projets plus personnels, qui s’inscrivent dans la continuité de ces engagements.

J’aurai l’occasion de revenir sur ces projets mais il va de soi que la recherche y occupera une place importante. Je peux déjà dire aujourd’hui que j’aurai la chance de pouvoir contribuer à une recherche prospective sur la pauvreté en Wallonie.

Je ne ferai pas de bilan personnel. Voilà ce que j’ai écrit ce matin à la communauté du CPAS de Namur : « Si vous l’acceptez je souhaite que nous fassions, tous ensemble, un bilan de ce que nous avons fait, consolidé, amélioré et construit au cours des dernières années. C’est impressionnant et cela mérite d’être rappelé, pour et par chacun(e) d’entre nous. »

Qu’il me soit permis ici de remercier très sincèrement toutes celles et tous ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer et de découvrir tout au long de ce mandat et avec lesquels j’ai eu la chance de faire avancer et aboutir des projets au CPAS de Namur. Des remerciements plus personnalisés se feront d’ici la fin effective de mon mandat.

Philippe Defeyt

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