En mars 2017, la Ville est informée du projet d’achat du site de la caserne de Belgrade par le BEP. Appartenant à la Défense, cette zone deviendra un parc d’activités économiques. Elle est actuellement occupée en grande partie par la Croix-Rouge, qui y accueille 250 candidats-réfugiés. La question de la présence de la Croix-Rouge, et donc de l’accueil des réfugiés en attente de décision sur leur statut, est donc clairement posée.
L’Avenir du 23 juin 2017 titrait : « Le BEP en passe d’exproprier l’armée », avec une affirmation du BEP « il va de soi que nous ne signerons l’acquisition que dans la mesure où cette question aura été réglée ».
L’échéance donnée est celle de fin 2018, mais cela reste flou : le BEP attend l’Arrêté ministériel en fin 2017 et l’attribution des différents permis pour fin 2018.
Le 1er mars, le journal L’Avenir interroge le BEP, la Croix-Rouge, Fédasil et la Défense. A la Défense, on l’informe que le centre sera « évacué » en avril 2018. Cet article fait l’effet d’une bombe et jette l’inquiétude à Belgrade , à la Croix-Rouge et au sein du Collectif Citoyens solidaires. Ce Collectif mène des actions d’information et d’animation avec les réfugiés : potagers, sorties culturelles et sportives, atelier vélo, recherche de logements, etc,. Il s’agit d’une expérience unique en Belgique de mobilisation citoyenne de grande ampleur.
Les mandataires Ecolo se mettent immédiatement en branle :
Le député fédéral Georges Gilkinet dépose une question parlementaire adressée au Ministre de la Défense, le député wallon Stéphane Hazée dépose une question orale à l’adresse du Ministre Di Antonio , le député provincial Georges Balon-Perin interroge le directeur du BEP, Renaud Degueldre, et l’échevin Arnaud Gavroy gère le niveau communal,
Le 7 mars, le bourgmestre convoque différents acteurs autour de la table : la Croix Rouge, le Collectif, le BEP, la Région, le commandant militaire de la Province. Les nouvelles sont rassurantes, l’information de l’évacuation du mois d’avril serait erronée. Soupirs de soulagement, et le Collectif remercie publiquement le bourgmestre… sans mentionner tout le travail réalisé dans l’ombre par Ecolo.
Rassurés ? Sauf que… les acteurs principaux, ceux qui peuvent décider, n’étaient pas autour la table : le ministère de la Défense (Steven Vandeput, NVA), le ministère gérant Fédasil (Théo Francken, NVA) et le ministère gérant la Régie des Bâtiments (Jan Jambon, NVA). Donc, une réunion inutile. D’autant plus que les informations issues de cette réunion se contredisent : La Défense vend tout en bloc, la Défense vend une partie au BEP et garde une autre partie, Fédasil va acheter des bâtiments, Fédasil ne peut pas acheter les bâtiments, le BEP en a encore pour un an ou deux avant de fermer le centre, etc.
L’Avenir publie ensuite copie du mail de La Défense, annonçant l’évacuation du centre au mois d’avril. L’information n’était donc pas erronée, contrairement à ce qu’a prétendu le bourgmestre.
Néanmoins, la mobilisation réussie du Collectif Citoyens solidaires et l’action rapide et importante des mandataires Ecolo aux niveau fédéral, régional, provincial et communal, a probablement freiné La Défense dans son projet d’ « évacuation ».
Nous invitons les membres d’Ecolo à rester attentifs et mobilisés pour qu’une solution humaine soit trouvée lorsque le rachat du site par le BEP et le départ probable des réfugiés vers d’autres centres de la Croix-Rouge seront effectifs.

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